L'Université de Southampton dispose d'un bassin de carène

Comment l’Université de Southampton souhaite attirer davantage d’ingénieurs/marins – article sponsorisé

Southampton, nichée au fond du Solent, est depuis 50 ans une destination prisée des étudiants en architecture navale. Avec le cursus Ship Science and Maritime Engineering de l’Université de Southampton, pionnière en recherche navale, le bien connu Southampton Institute – désormais rebaptisé Solent University -, ainsi que le City College, qui forme des ouvriers en construction navale.

Les ingénieurs diplômés de l’Université de Southampton sont au cœur de l’actualité de la voile dans les deux hémisphères : Nick Holroyd, chief designer du défi Ineos Team UK, et Dan Bernasconi, head of design d’Emirates Team New Zealand, sont issus de ses bancs. C’est le cas également de Guillaume Verdier et d’Antoine Gautier – respectivement architecte d’Apivia et directeur des études de MerConcept, qui a suivi de près la construction de l’Imoca qui court pour la victoire dans le Vendée Globe.

Quant au skipper, Charlie Dalin, il est lui aussi sorti diplômé de l’Université de Southampton en 2006 ! “C’est l’architecte Marc Lombard qui m’avait donné le contact du département de Ship Science, a-t-il pris le temps de nous raconter depuis l’Atlantique Nord. Il estimait que c’était la formation à faire pour quelqu’un qui, comme moi, avait envie de devenir architecte naval.”

Le Havrais a intégré l’Université de Southampton une fois son bac en poche : l’admission se fait sur dossier, les notes de terminale et du bac sont prises en compte, avec 15/20 minimum en mathématiques et 14/20 dans les autres matières scientifiques. Il a suivi un cursus de quatre ans, au cours duquel l’étudiant travaille notamment en troisième année sur un programme de recherche personnel – “les performances des génois à fort recouvrement sur les Class America”, pour le skipper d’Apivia ! Et participe, en dernière année, à un projet collectif de conception et de construction.

“On nous apprend vraiment à raisonner, à connaître les forces et les faiblesses des outils scientifiques qu’on utilise, ; ce sont des méthodes que j’applique encore au quotidien quand je reçois, par exemple, des modèles météo ou des études de VPP, explique Charlie. Je suis à l’aise avec ces technologies, je suis aussi capable de lire un plan de construction, de parler le même langage qu’un architecte, c’est clairement un atout d’avoir suivi cette formation.”

Les enseignants du département Ship Science espèrent que la réussite du skipper d’Apivia et des autres diplômés va permettre d’attirer davantage d’étudiants internationaux avec ce profil d’ingénieur/marin. “L’Université propose des cursus en ingénierie de haut niveau, avec spécialisation voiliers et navires haute performance, annonce Joe Banks, en charge des admissions : des formations post-bac en trois ou quatre ansmais aussi un Master of Maritime Engineering Science en une année pour les étudiants souhaitant se spécialiser en architecture navale. Nous misons sur un enseignement pratique qui inclut des travaux et projets expérimentaux[voir photo d’un projet de design et fabrication d’un catamaran à foils autopropulsé] au sein d’installations de haut niveau[souffleries, nouveau bassin de carènes…] et s’appuie sur le soutien des ingénieurs du Wolfson Unit for Marine Technology and Industrial Aerodynamics.” Autres atouts : un campus “comme dans les séries américaines”, dixit Antoine Gautier, et, last but not least, la proximité du Solent qui permet de naviguer le week-end en compétition !

Autant d’arguments qui, malgré le coût – 10 000 euros par an (sans compter le logement) avant le Brexit – ont séduit Laure Buffière. Étudiante en deuxième année, elle a choisi l’Université de Southampton en consultant les CV des participants au Vendée Globe, en particulier celui de Charlie Dalin ! “En France, il faut souvent passer par des prépas assez généralistes pour suivre des études d’architecture navale. Alors qu’ici, dès la première année, on rentre dans le concret. Un autre gros plus, c’est qu’il y a beaucoup d’étudiants de nationalités différentes, ça permet de créer un réseau international, explique celle qui fait partie de l’équipage de J80 du Team Vendée Formation. Et rêve de course au large…

Photo : DR


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